samedi 14 décembre 2013

Si tu veux changer le monde

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. 
Choisis celui dont l’âme appelle véritablement la tienne, celui qui te voit, et qui est suffisamment courageux pour avoir peur. 
Accepte sa main et guide le doucement vers le sang de ton cœur, où il peut sentir ta chaleur autour de lui et s’y reposer, et brûler toutes ses lourdes charges dans tes flammes. 
Regarde le dans les yeux, regarde au plus profond de lui, et vois ce qui s’y trouve, endormi ou éveillé, ou timide ou impatient. 
Regarde le dans les yeux et vois ses pères et grand-pères et toutes les guerres et autres folies que leurs esprits ont combattues dans des contrées lointaines il y a longtemps. 
Regarde leurs souffrances et leurs luttes, leurs tourments et leur culpabilité; sans jugement. 
Et laisse cela partir. 
Ressens son fardeau ancestral, et comprends que ce qu’il recherche en toi c’est un refuge sûr. 
Laisse le se fondre dans ton regard stable, et sache que tu n’as pas besoin d’être le miroir de cette rage, parce que tu as un utérus, une porte douce et profonde qui soigne et purifie les vieilles blessures.


Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. 
Assieds toi devant lui dans toute ta majesté de femme, dans le souffle de ta vulnérabilité, en jouant l’innocence enfantine, dans les profondeurs de ton invitation à une mort florissante, te soumettant avec tendresse pour permettre à sa puissance d’homme de faire un pas vers toi… et nagez ensemble dans l’utérus de la Terre, dans un silence entendu. 
Et quand il se retire… car il se retirera… fuyant par peur dans sa caverne… rassemble les Grands-mères autour de toi, enveloppe toi de leur sagesse, entends leurs doux murmures, apaise ton cœur de petite fille apeurée qui t’immobilise… et attends patiemment son retour. 
Assieds toi et chante près de sa porte le chant du souvenir, pour qu’il soit encore une fois rassuré.


Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. 
N’amadoue pas le petit garçon avec des ruses et des tours, de la séduction et des pièges pour le leurrer vers une toile destructrice, vers un lieu de chaos et de haine plus terrible encore que toutes les guerres combattues par ses frères. 
Ce ne serait pas Féminin, ce serait une revanche, ce serait le poison de l’abus des époques, le viol de notre monde. 
Et cela ne donne aucun pouvoir à la femme, elle se diminue en le castrant.
Et elle nous tue tous. 
Et que sa mère l’ait soutenu ou pas, montre-lui la vraie Mère, tiens-le maintenant et guide-le dans ta grâce et tes profondeurs brumeuses jusqu’au centre de la Terre. 
Ne le punis pas parce que ses blessures ne correspondent pas à tes besoins ou à tes critères. 
Pleure pour lui de douces rivières, et ramène tout à la maison avec ton sang.


Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. 
Aime-le suffisamment pour être nue et libre, aime-le suffisamment pour ouvrir ton corps et ton esprit au cycle de naissance et de mort. 
Et remercie-le pour l’opportunité de danser ensemble dans les tempêtes qui font rage et les bois silencieux. 
Sois assez courageuse pour être fragile, et laisse-le s’abreuver aux pétales doux et capiteux de ton être. 
Fais-lui savoir qu’il peut te tenir, et se lever pour te protéger. 
Tombe en arrière dans ses bras et fais-lui confiance pour te rattraper, même si on t’a déjà laissée tomber des milliers de fois avant. 
Apprends-lui à se rendre en te rendant toi-même, et fusionnez dans le doux néant du cœur de ce monde.



Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. 
Encourage-le, nourris-le, autorise-le, entends-le, tiens-le, guéris-le. 
Et à ton tour tu seras nourrie, soutenue et protégée par ses bras forts, ses pensées limpides et ses flèches affûtées. 
Car il peut, si tu le lui permets, être tout ce dont tu rêves. 
Si tu veux aimer un homme, aime toi, aime ton père, aime ton frère, aime ton fils, aime ton ancien partenaire; du premier garçon que tu as embrassé au dernier pour lequel tu as pleuré, remercie pour les dons, des débris dans lesquels tu te trouvais jusqu’à la rencontre avec celui qui se tient devant toi maintenant. 
Et trouve en lui la graine du renouveau et du solaire, une graine que vous pouvez nourrir pour aider l’émergence d’un nouveau monde, ensemble.


lundi 1 avril 2013

L'intention

« Du point de vue occulte, l’intention est le secret des arts martiaux et du pouvoir du verbe de la pensée et de l'action… Tout est dans l’intention. Après on s'en détourne et on laisse faire... » [Christophe Allain]

Distinguer l'intention qui s'adresse à l'inconscient, et la volonté qui s'adresse au corps et au mental

La volonté met en place une pression constante sur quelque chose : ce qui va agir, c’est le corps et le mental. Il est possible d’arriver à un résultat, sauf que celui-ci sera logique, fastidieux et énergivore. Le plus souvent ce sera comme « pisser au milieu de l’océan après s’être concentré comme un malade » [Christophe Allain]. La volonté est cependant nécessaire pour discipliner les pulsions de son corps, de ses émotions et son mental. « En cultivant l’amour du devoir, en se fixant à soi-même des devoirs, on cultive aussi la volonté. » [Selim Aïssel]

Quand on est dans l’intention, on pose un battement d’aile dans l’océan et on laisse l’inconscient le faire grandir de lui-même. Les résultats les plus cohérents avec nous même et les plus énergisants sont ceux que nous ne pouvons même pas imaginer. Il s’agit de regarder ce que l’on veut et de se changer soi-même en gardant foi que l’intention va se réaliser.



L'intention est un positionnement intérieur dans le moment présent...


Le mot « intention » vient du latin « intentio », action de diriger, diriger sa vie, son existence. C’est dans le moment présent, notre lieu de pouvoir, que nous pouvons faire ce choix. Faire le choix de ce que l’on veux vraiment vivre. L’intention est ferme. Elle nous positionne intérieurement, en lien avec la puissance de nos rêves pour le futur et installe la clarté d’une ligne directrice. Lorsque la clarté est ancrée, elle nous mène naturellement à l’action et à la parole juste. Les actes partent alors du cœur : on devient capable de suivre des chemins improbables qui apparaissent subitement et qui résonnent fortement avec notre intention. Le mental ne suivrait pas ce chemin : trop incertain, trop aléatoire, trop extravaguant… On devient également capable de laisser de côté les désirs multiples du mental: c’est là que la volonté de revenir à l’intention à chaque instant doit agir.

... qui se manifeste par la volonté de poser un acte conscient

 
« Que ta parole soit impeccable » [1er principe Toltèque]. Chacune de nos pensées, paroles et actions créent notre réalité par le biais des émotions. Prendre le pouvoir sur sa vie passe donc par la maîtrise de soi pour poser, dans l’instant présent, pensées et paroles afin de ressentir immédiatement les émotions que l’on souhaite vivre. Une action dans l’objectif d’atteindre un but est avant tout issue du mental et de nos schémas : seuls les actes à effet immédiat sur notre intention, nos émotions, peuvent être considérés comme conscients.

Plus ces actes seront posés, plus notre inconscient prendra le relai sur une échelle plus vaste. Faire le choix de l’amour inconditionnel par exemple passera d’abord par des actes simples du quotidien : accueillir les paroles de son voisin par exemple, puis prendra peu à peu de l’ampleur pour devenir notre quotidien.



Viser la maîtrise de soi pour retrouver peu à peu la liberté


La maîtrise de soi permet de stopper la fuite d’énergie du flux de pensées et de s’extraire des problèmes qui nous martèlent. Lorsque quelque chose nous tracace, on y pense sans arrêt. Même chose si quelque chose nous attire dans le futur. Notre mental nous fait perdre de l’énergie car on a peur de ce qui peut arriver, on doute ou bien on est dans l’attente… Sortir de la dépendance à ces pensées permet de libérer son énergie et de retrouver un état de liberté.

La communication non violente (CNV) propose un postulat : tous les sentiments que nous avons (positifs ou négatifs) sont l’expression de besoins (satisfaits ou insatisfaits). La plupart du temps, un individu, dans une situation donnée possède quantité de besoins inassouvis. Ce qui nous intéresse en CNV est de découvrir LE besoin prioritaire ou le besoin clef qui est vraiment à la source de tous les autres. Rien que la découverte de ce besoin, en le nommant, permet généralement de se libérer d’un schéma énergivore. « Ce qui le libère, c'est la vision de la structure de la stimulation. » [Jiddu Krishnamurti]. Un état de paix apparaît qui aboutit à la disparition complète du besoin : les stimulus anciens n’ont plus prise.

A mes débuts en CNV, je passais des heures à écrire avant de découvrir cet état libérateur : je travaillais principalement avec mon mental. Or ce qui permet une libération rapide et efficace est une plongée dans ses sentiments. Vivre la tristesse qui nous traverse… et là… « magie » le besoin apparaît et libère son énergie, souvent par des pleurs libérateurs. L’énergie pourra désormais être disponibles pour agir de plus en plus librement, la vision devient plus globale…


Utiliser la loi d'attraction pour passer à une vision globale

Découvrir la lampe d’aladin est une chose. Formuler un vœu en est une autre. Tous les désirs issus de notre mental, de notre égo, sont fragmentés. Ils sont fragmentés car ils n'ont bien souvent aucun lien les uns avec les autres. Sans cette vision globale, sans une maîtrise parfaite de soi, ils peuvent entrer en dissonance. La formulation de plusieurs vœux à la fois peut donc créer un conflit : les différentes intentions mettront alors du temps à se réaliser. Cette étape est cependant nécessaire pour faire apparaître l'état de notre cheminement. La loi d’attraction permet de les aborder en conscience. Le but ultime (celui qui apporte le plus grand bénéfice) étant de transcender ces étapes pour nous mettre peu à peu au service de l’humanité.

« Quand nous avons dépassé les savoirs, alors nous avons la Connaissance.
La raison fut une aide; la raison est l'entrave.
Quand nous avons dépassé les velléités, alors nous avons le Pouvoir.
L'effort fut une aide; l'effort est l'entrave.
Quand nous avons dépassé les jouissances, alors nous avons la Béatitude.
Le désir fut une aide; le désir est l'entrave.
Quand nous avons dépassé l'individualisation, alors nous sommes des Personnes réelles.
L'ego fut une aide; l'ego est l'entrave. […]
Qu’y-a-t-il de nouveau que nous ayons à accomplir ? L'Amour, car jusqu'à présent nous n'avons accomplir que la haine et notre propre satisfaction; la Connaissance, car jusqu'à présent nous ne savons que faire erreur, percevoir et concevoir; la Félicité, car jusqu'à présent nous n'avons trouvé que le plaisir, la douleur et l'indifférence; le Pouvoir, car jusqu'à présent nous n'avons accompli que la faiblesse, l'effort et une victoire toujours défaite; la Vie, car jusqu'à présent nous ne savons que naître, grandir et mourir; l'Unité, car jusqu'à présent nous n'avons accompli que la guerre et l'association. » [Sri Aurobindo]


mercredi 13 mars 2013

Extrait du blog de Christophe Allain

Je suis depuis quelques temps cet homme à l'histoire surprenante et qui m'aide à éclairer de nombreux points. En particulier, j'ai récemment écouté son interview sur la radio ici&maintenant (6h - disponible sur le site plusconscient.net) qui a littéralement levé plusieurs croyances et peurs que je pouvais avoir! Son discours m'a également confirmé l'importance d'harmoniser le travail en collectif à notre époque ainsi que la direction globale que nous impulsons avec Guillaume dans nos stages "passer à l'attraction, un état de présence au monde", soit la mise en conscience des intentions pour un service à l'humanité dans une jouissance totale de la vie.



Donner et recevoir

"Sortir de la fuite de son corps et de sa vie,
sortir de la fuite de la société que nous avons créée,
pour pouvoir évoluer et se reconstituer,
dans une manière de fonctionner plus évoluée.

Tout le problème de notre société et notre problème individuel peuvent se résumer facilement en problématique de donner/recevoir et de partage.

Deux comportements toxiques:
Vouloir tout donner sans recevoir.
Vouloir tout recevoir sans donner.
Les deux conduisent à l'exclusion et au vampirisme des autres.

En résumé l'humain est fait pour vivre en communauté. [...] Accepter le simple donner/recevoir et entrer en interaction avec les autres reste la seule solution non toxique. [...]

Confusion entre autonomie (capacité à entrer dans un groupe et en sortir sans se blesser ou blesser les autres, capacité à s'adapter à toutes les sociétés) et autocratie ou autarcie (volonté d'être indépendant et de se couper des autres). [...]

Déni des besoins du corps [...]. Trop de confort par rapport à ses besoins implique trop de mollesse, pas assez de rigidité. Trop de rigueur par rapport à ses besoins implique trop de rigidité, incapacité à s'adapter et à créer autre choses que de la survie basique [...]. [Voir aussi mon article sur l'inconfort programmé]

Déni de son pouvoir créateur et de ses projets dans la matière (quelle est la création qu'on veut faire ici dans la matière?) Quelle trace je veux / ne veux pas laisser dans la chaîne de mes ancêtres et de mes descendants.
Retrouver sa juste place par rapport à ses ancêtres, et assumer son propre rôle d’ancêtre.
Accepter d'être un simple maillon d'une chaîne, qui apporte sa création au collectif.

En résumé une fois pas mal de choses résolues, il semble que s'installe le fonctionnement suivant :
- Je donne ce que je suis (j'aime faire du pain, je fais du pain autant que j'ai envie).
- Je reçois ce dont j'ai besoin (ce qui arrive en terme de moyens (argent dans notre société) correspond à ce dont j'ai besoin).
Quand tout le monde est aligné la société fonctionne toute seule sans dirigeant et la synchronicité fait que tout s'imbrique parfaitement et répond aux besoins et envies de chacun. Cela nécessite de fonctionner ni dans la tête ni dans le ventre, mais dans le centre (interconnexion et coeur). Une évolution de quelques centaines d'années encore :)

Mais commencer par bosser sur soi pour mettre au clair nos besoins et envies de créations dans la matière.
('solution locale à un désordre global') plutôt que fonctionner en 'opposition' et 'en révolte' ce qui conduit à la stérilité et l'auto destruction." [Voir également l'article "des outils pour surfer sur la vie"]

Lire l'article complet sur: espritdelaforet.over-blog.com

 

mardi 8 janvier 2013

Des outils pour surfer sur la Vie

De quoi est fait l'univers? Comment appréhender le vivant? C'est en étudiant science et traditions spirituelles que j'ai abouti à un mode de fonctionnement, véritable surf sur le flot de la Vie. Pour commencer, la biologie nous renseigne qu'avec une base de 20 acides aminés, notre corps fabrique une grande diversité de protéines, qui créent la complexité vivante de notre être. De l'élémentaire nait la diversité complexe et subtile de la Vie. A nouveau, 19 paramètres décrivent la totalité de l'univers d'après le "modèle standard" (nom très romantique de la dernière théorie de physique des particules). Cette théorie met en valeur que 95% de notre univers est constituée de "matière noire": une grande énigme à explorer pour nos scientifiques occidentaux... Les pistes pour aller vers cette compréhension sont minces voire inexistantes. Après un demi siècle de recherches, une grande énergie humaine (et nucléaire) a été dépensée pour aboutir à la validation du modèle standard cet été... Les scientifiques occidentaux se rapprochent-ils d'une limite imposée par le modèle de pensée actuel? Ce modèle reste au niveau de la pensée. Celle-ci, par nature, procède par segmentation: on pense à une chose, ce qui la sépare de l'ensemble qui la contient. Il existe cependant un mode de fonctionnement qui tente de voir le tissage des éléments, qui s'évertue à saisir la réalité dans sa globalité...

On dit "il faut voir pour y croire" (science/occident), peut être pourrions nous également "y croire pour voir" (spiritualité/orient)?

Pensée Occidentale et pensée Orientale


"En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts" titrait Edgar Morin, grand philosophe de la "pensée complexe" dans son article du Monde le 2 janvier... "Notre enseignement qui nous fournit de si multiples connaissances n'enseigne en rien sur les problèmes fondamentaux de la connaissance qui sont les risques d'erreur et d'illusion, et il n'enseigne nullement les conditions d'une connaissance pertinente, qui est de pouvoir affronter la complexité des réalités." En d'autres termes, toutes les connaissances du monde sont impuissantes lorsque l'on touche à l'essence de l'univers. Là où chaque élément s'assemble pour former un tout unique et cohérent.

Avant de rejoindre Edgar Morin, j'insisterai sur ce constat: la pensée occidentale a apporté une immense pierre à l'édifice de l'évolution collective. Par la science et la rigueur de raisonnement, nous avons constitués des bases solides, permettant à un large spectre de personne d'accéder à des connaissances avancées.  Or les dernières théories de physique quantique rejoignent les expériences spirituelles de nos anciens. Ces théories (non démontrées donc) permettent, en tous cas dans mon cheminement, d'avancer avec plus de compréhension et de confiance sur le chemin de la spiritualité. Elles proposent une vision du monde de nature vibratoire, et impliquent l'existence de dimensions parallèles (voir la théorie "M" sur ces points)! Il faut savoir que la plupart des grands scientifiques ne se tiennent pas au courant des avancées en physique quantique. Consciemment ou pas, ce domaine est tellement incompréhensible, impapable, qu'ils n'y mettent pas les pieds! Seuls quelques uns d'entre eux s'aventurent à "affronter la complexité des réalités"...

A l'image des grands penseurs tels que Einstein, Jung, De Vinci, Platon... nous avons la possibilité de nous intéresser à d'autres modes de pensée pour nous déconditionner et transcender nos limites... J'ai personnellement avancé sur cette voie avec le Yi King et d'autres outils dont je parlerai plus loin. Avant cela, voici un premier extrait de la préface du livre des transformations (Yi King) de Richard Wilhelm, écrit en 1968 par son traducteur Etienne Perrot , élève de C. G. Jung:

"La vision du monde [que le Yi King] traduit est aux antipodes de celle de l'Occident. Notre science est analytique: elle isole soigneusement le phénomène étudié de son contexte; celle de l'Orient est synthétique: elle apprend à tout embrasser d'un seul coup d'oeil et à lire les rapports. Dans l'immense symphonie du monde nous nous appliquons à écouter les différents instruments l'un après l'autre, nous interdisant par là de saisir le sens de la partition. Le sage chinois, au contraire, laisse monter à la fois tous les chants, ne négligeant pas la plus humble note de la timbale ou du triangle. Chaque être, chaque instant pris dans son intégralité est un visage du Tout, une facette de l'unité indescriptible." 

 
Couverture du livre de transformations de Richard Wilhelm, traduit de l'Allemand par Etienne Perrot

Une base commune: la clarté et la vérité


Si je me suis intéressée au Yi King, c'est sûrement parce que je n'avais aucun outil pour me permettre de prendre des décisions éclairées dans le feu de l'action. La science recherche une vérité fondamentale qui trouve ses applications dans la technologie moderne et permet de clarifier nos bases de pensée. En terme de sens et d'action au quotidien, c'est la philosophie qui recherche cette vérité dont les sciences orientales (car c'est bien une science au sens latin du terme "connaissance") qui m'éclairent de manière plus pragmatique sur le fonctionnement de notre univers.

"Le plus ancien livre de Chine est aussi le plus moderne. Il nous entraîne au delà de toute théologie comme de tout système philosophique, à un degré de profondeur limpide où l'oeil du coeur contemple l'évidence du vrai." (extrait de la préface du livre des transformations, voir les références au 4ème paragraphe).

Dotée d'une mémoire très limitée, mes lectures se sont très vite orientées vers l'application directe sur moi ou sur le monde: vers l'action (les expériences m'imprégnant bien plus que les lectures). Dès que je repère une boule en moi par rapport à un acte, je me régale d'avance à l'idée de tirer un Yi King. Chacun de ces tirages m'éclaire quasi spontanément et me permet d'agir avec confiance et sérénité. J'y découvre ou re-découvre un passage de philosophie pratique qui transforme peu à peu ma manière de penser et d'appréhender ce monde. En grande cohérence avec le fonctionnement de l'univers, chaque tirage se compose d'une combinaison de 6 traits Yin ou Yang, décrivant ainsi la complexité de chaque situation à partir de 2 éléments de base (miroir de la dualité de ce monde) et créant les 64 hexagrammes du Yi King :

"Pour être fécond, le T'ai Ki (le grand commencement) doit se sacrifier en se dédoublant. Le monde ne nous révèle que le jeu des deux forces polaire, le mâle et la femelle, le plus et le moins, leurs épousailles et les dix mille êtres qui en sont les fruits. [...] Est-il impensable qu'après avoir longuement considéré le ciel et la terre, le monde extérieur et le monde intérieur, un homme ait su interpréter l'interaction des facteurs opposés dans chacune de ces "images premières" et fixer ainsi sa place par rapport aux autres dans l'univers? Si les physiciens sont parvenus à forcer le sanctuaire de l'atome, pourquoi ne pas admettre qu'au prix d'une longue attention quelqu'un ait pu passer plus loin que la multiplicité chaotique et en percevoir les lois constantes et universelles?" (extrait de la préface du livre des transformations, voir les références au 4ème paragraphe).


Vers la loi d'attraction et le calendrier maya

Face à une société où les technologies ont développé l'hyperchoix dans tous les domaines de la vie (nourriture, information, vêtements...), l'être humain nage dans un flot de données et passe sa vie à faire des choix (j'ai déjà vécu un week end complet à comparer les appareils photos pour choisir le meilleur)... Afin de prendre du recul et agir efficacement en toute sérénité, plusieurs mouvements proposent de ralentir. Si vous avez essayé, vous avez du vous rendre compte que c'est bien plus facile à dire qu'à faire! Mon quotidien a été chamboulé lorsque j'ai commencé à parcourir l'onde enchantée du calendrier sacré maya. Par le biais de questions du type "Quel est mon but?" "Suis-je prête au changement?", le calendrier m'a permis de prendre du recul sur ma vie et à clarifier l'essentiel. Les choix de vie se font ensuite tous seuls. Lorsque nos rêves sont clairs, notre intention de chaque instant nous accompagne et les mots, les actes se font dans la perfection et la simplicité du moment...

L'hyperchoix se retrouve également dans les voies Spirituelles: par où commencer et comment être cohérent? C'est à ce stade là que la loi d'attraction m'est apparue. La compréhension de cette loi est une véritable colonne vertébrale de guidance. Toutes les voies y prennent racine, la science incluse. On y retrouve l'importance du moment présent, mais surtout de la clarté des intentions et la pacification au temps par l'usage des synchronicités. Le Yi King, la communication non violente et le calendrier maya n'échappent pas à cette règle: ils nous proposent de trouver un état de présence au monde apaisant et coopératif... L'usage des 3 outils me permet de compléter et réajuster à chaque instant une compréhension de la loi d'attraction et du monde. Je me vois tendre de plus en plus vers le pétillement et la joie de vivre, en réception constante des cadeaux de la vie que j'ai moi même appelé sur mon chemin!!!

 
Plus d'information sur le stage que je co-organise sur le site du calendrier de la prospérité

"Si nous connaissons les lois fixes de l'être et du devenir, rien ne nous surprend, rien ne nous affecte en notre fond le plus intime: nous savons qu'il n'est pas d'acquisition définitive; tout moment est passage, l'apogée contient en germe le déclin, la défaite prépare la victoire future, la retraite est souvent la meilleure préparation du retour. Ainsi nous nous gardons de nous identifier à l'extrémité heureuse ou malheureuse où le sort nous a portés pour considérer toujours en elle la présence secrète mais déjà en oeuvre du pôle contraire. Ne cessant de marcher au milieu, nous sommes à l'abri des surprises du destin. On reconnaît ici l'attitude de détachement, de souple abandon dans laquelle tous les enseignements voient le terme de l'homme: perte constante et féconde où possède le tout, paisible non-savoir qui surpasse l'intelligence. Tel est le secret de sagesse du Yi King." (extrait de la préface du livre des transformations, voir les références au 4ème paragraphe).





dimanche 16 décembre 2012

Poème de sagesse Amerindienne

Une fois n'est pas coutume, je souhaite vous partager un poème que j'ai adoré...

"Je ne suis pas intéressé par ce que tu fais pour vivre …
Je veux savoir ce qui brûle en toi et si tu oses rêver la réalisation de ce que tu portes dans ton cœur .

Je ne suis pas intéressé par ton âge …
Je veux savoir si tu prends le risque de passer pour un fou au nom de l'Amour,de tes rêves et de l'aventure qu'est la Vie .

Je ne suis pas intéressé à savoir quelles planètes sont en carré avec la Lune …
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre tristesse, si tu as été ouvert aux trahisons de la vie ou si tu es devenu endurci et fermé par peur d'une peine prochaine.
Je veux savoir si tu peux t'asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, sans bouger pour la cacher, l'amoindrir ou l'arrêter…
Je veux savoir si tu peux être dans la joie, la mienne ou la tienne, si tu peux danser avec ferveur et laisser l'extase te remplir complètement jusqu'au bout de tes doigts et de tes orteils sans nous dire de faire attention, d'être réalistes et de ne pas oublier les limites de l'être humain …

Je ne suis pas intéressé à savoir si ce que tu dis est vrai …
Je veux savoir si tu es prêt à décevoir les autres pour rester Vrai avec toi-même et si tu peux supporter d'être accusé de trahison et ne pas trahir ton Âme.
Je veux savoir si tu peux être fidèle et donc digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté même lorsque ce n'est pas tous les jours joli et que la source de Vie réside en sa Présence.
Je veux savoir si tu peux vivre avec les échecs , les miens et les tiens et pourtant continuer à te tenir debout au bord du lac en criant à la pleine lune : « oui »

Je ne suis pas intéressé par savoir où tu vis et combien tu gagnes …
Je veux savoir si tu peux te réveiller après une nuit de chagrin et de désespoir, de lassitude ou de douleur et faire ce qui doit être fait pour les enfants.

Je ne suis pas intéressé de savoir qui tu es et comment tu es venu jusqu'ici …
Je veux savoir si tu peux te tenir debout au milieu du feu avec moi et ne pas te dérober.

Je ne suis pas intéressé à savoir ce que tu as appris, où tu l'as appris et qui te l'a enseigné …
Je veux savoir ce qui te nourrit de l'Intérieur lorsque tout s'effondre autour de toi.

Je veux savoir si tu peux rester seul avec toi-même et si tu jouis vraiment de ta propre compagnie dans ces moments de vide."

par un sage Amérindien

mercredi 19 septembre 2012

Auto Stop, loi d'attraction et industrie de la viande

Depuis toute petite, j'entends parler de viols et d'agressions de jeunes filles à la télévision ou à la radio. En bons protecteurs, mes parents me demandaient de toujours rentrer accompagnée quand je sortais voir des amis à l'adolescence. C'était un bon prétexte pour obliger mon copain de l'époque à ne pas manquer une seule fois ce trajet... Quel monde bâti sur des peurs!!!

A la vingtaine environ, j'ai arrêté d'écouter la radio, la télévision m'intéressait de moins en moins, et pour cause, je pense que je ressentais déjà ce que je compris plus tard: ces tsunamis d'informations que nous recevons tous les jours nous mettent dans un état de peur, de culpabilité, d'insécurité... De nature joyeuse et optimiste, c'est tout naturellement que j'ai peu à peu arrêté cette lobotomisation des médias, sous le regard critique de la famille et des amis qui se sentaient socialement obligés d'être au courant de tout ce qui se passait dans le monde. Peu importe, je n'éprouvais plus aucun intérêt à cela: les informations principales me parvenaient par le biais des discussions et je gagnais ainsi du temps et un pouvoir d'action bien supérieur (à quoi cela sert de tout vouloir savoir si on ne peut agir?).

santé mentale et société malade

Plus de cinq ans plus tard, je passais un cap supplémentaire à travers cette dimension de peur dans laquelle notre société baigne constamment. C'est avec l'aide d'une amie que je découvrais les joies de l'auto stop :) (très bon article à ce propos: éloge de l'auto stop). Premier baptême: nous décidions d'aller visiter un lieu alternatif, Le Viel Audon. Situé dans un endroit totalement paumé, à 2h30 de route, c'était un test idéal pour moi. Nous sommes parties le matin pour arriver en moins de 3h à Balazuc, emplies d'une énergie de liberté et de joie pour les rencontres faites et la vitesse que nous avions mis pour y parvenir!

Auto stop et loi d'attraction

Peu de temps après cette première expérience, je décidais de franchir le pas de faire du stop toute seule. Les épaules lourdes de toutes les peurs projetées par mon entourage, j'avais au fond de moi la conviction que rien ne pouvait m'arriver. A l'époque, je ne m'intéressai que de loin à la loi d'attraction mais j'avais une confiance en la vie de plus en plus grande, et je sentais que les énergies de joie et de confiance que je dégageai, empêcheraient tout être mal attentionné de me toucher: il y aurait eu tout simplement incompatibilité d'énergie!

C'est à l'occasion d'un rassemblement de copains en Suisse que je partis, chargée d'un petit sac, sur la route, seule. Et là, je découvris que le stop était un formidable outil permettant d'expérimenter la loi d'attraction (tel que je l'analysai plus tard). Loin de tomber sur des fous à lier voire même des personnes ordinaires, je fus tout d'abord prise par une jeune femme, architecte d'intérieur à son compte (je suis ingénieur dans le bâtiment, entrepreneuse dans l'âme), qui me racontait comme elle était esclave de son travail (nécessité de toujours faire croître la boîte pour garder des clients en confiance), qu'elle cherchait une solution pour sortir de ce cercle vicieux. J'étais à l'époque, justement en train de réfléchir à quitter ma boîte pour en monter éventuellement une autre. Merci pour ce message que je n'oublierai jamais: même patron, tu restes esclave de la société dans le système actuel... Autre détail intéressant, cette femme me racontait qu'elle avait pu mettre ses enfants en école alternative. C'est la première fois que je rencontrai une personne qui pouvait me parler de son expérience là dessus (aujourd'hui, j'ai de plus en plus de contact avec de telles personnes, sûrement que je vais avoir quelque chose à faire dans ce domaine). En tous cas, elle était ravie de l'enseignement de ces écoles, mais regrettait qu'ils ne se poursuivent pas au delà de la primaire/lycée. Le retour en système classique a été un véritable choc pour ses enfants... Intéressant!

Cette femme me laissa à la frontière Genevoise, et je relevais à nouveau mon pouce pour trouver mon prochain interlocuteur de voyage. Cette fois ci, c'est un homme seul qui me prit, 45 ans environ, dans une belle voiture, très classe. Je découvris que cet homme était thérapeute magnétiseur: il permettait à ses patients de faire disparaître les somatisations d'anciennes habitudes qui apparaissent régulièrement dans le corps. C'est un peu comme vider les poubelles, pour partir et avancer sur des bases plus solides et épurées. Autre particularité du bonhomme, il était en train de créer un temple bouddhiste à proximité de Genève. Comment ne pas croire à la loi d'attraction après de telles rencontres?! Ce dernier était tellement nourrit par la joie, l'enthousiasme et l'espoir que je lui transmettais, qu'il a décidé de faire le détour jusqu'à Montreux plutôt que de me laisser à Lausanne comme prévu initialement (nos routes s'y séparaient). Quelle expérience! Alors que les voyages sont habituellement fatigants, voici que je découvrais une méthode énergisante: en effet, quel dopage!!!

La vie dans les années

Le conducteur de bétaillère


Pour terminer sur mes expériences de stop, j'avais envie de vous confier celle que j'ai vécu pas plus tard que cet été. Partis pour Nantes avec mon copain, nous étions bloqués sur une aire d'autoroute près de St Etienne. Un conducteur de bétaillère nous proposa de nous emmener jusqu'à Angers: nice shot! Cela représentait plus des 3/4 de notre route. L'inconvénient étant que les poids lourds se déplacent très lentement, mais peu importe, nous décidions de prendre ce temps avec lui (près de 8h de conversation).

C'était un des rares chauffeurs à son compte qui avait repris l'entreprise de son beau père. Son travail consistait à conduire des boeufs et des veaux à la frontière Italienne pour qu'ils se fassent injecter des hormones (procédé interdit en France). Il récupérait ensuite les bêtes pour les emmener à l'abattoir de St Etienne où, bien sûr, le poids du boeuf avait largement fait augmenter sa valeur marchande... Forcément la viande se vend au kilo, les prix toujours tirés vers le bas...

C'était un homme de cœur qui aime les bêtes. Il était écœuré par son métier mais par loyauté à son beau père, il continuait (lui seul avait la capacité de faire vivre l'entreprise familiale). Il faut dire aussi que ce travail lui assurait une sécurité financière confortable: 40 000€ le convoi. Chaque bœuf aux hormones ayant une valeur d'environ 10 000€, sachant qu'il peut en transporter environ une centaine par trajet (plus que 60 une fois engraissé si mes souvenirs sont bons). Il nous racontait que l’abattoir de St Etienne avait ses congélateurs pleins car la marchandise n'arrivait pas à s'écouler si bien que ça... Il nous a également dit que la viande ainsi traitée portait le label "viande Française"...

Autre partie intéressante de l'histoire. Cet homme habitait dans une ferme où sa femme vivait de l'élevage de la viande également. Il nous racontait Oh surprise, que lui même envoyait ses propres bœufs en Italie. Mais pourquoi lui demandais-je? Sa réalité est que seul, il ne peut pas écouler sa marchandise. Dans sa production, une centaine de bœufs arrivaient à terme en même temps à peu près deux fois par an. Il pourrait aller lui même les amener à l’abattoir mais il faudrait alors qu'il trouve des bouchers pouvant écouler des tonnes et des tonnes de viande en quelques jours... Seules les grandes firmes agroalimentaires en partenariat avec des centaines de paysans peuvent faire cela. Or ces firmes, pour se faire de la marge, les envoient tous en Italie... la boucle est bouclée!

Quel bonheur d'être végétarienne! Selon lui, plus de 95% de la viande vendue en France suit ce procédé... ça laisse songeur n'est-ce pas?


jeudi 19 juillet 2012

Le temps


Bonjour! Vous aurez pu le constater, l'activité du blog est assez légère ces temps ci... La mienne, par contre, est toujours aussi forte avec un grand intérêt pour le thème du temps:

Calendrier de la prospérité


Cela fait maintenant plus de 3 ans que je parcours les ondes enchantées du calendrier maya grâce au synchronomètre. Cet outil m'accompagne toujours dans mon quotidien tant il m'a permis de changer de point de vue sur le temps, sur le monde et sur moi même... Depuis un an, je cherchais à développer quelque chose de plus abordable pour le grand public... C'est ainsi que le calendrier de la prospérité est né ces derniers jours, juste avant le nouvel an maya qui est le 26 juillet!!


Opportunités Conscientes


J'organise également dans le cadre de l'asociation CROC'réel, l'événement "Opportunités Conscientes, pacifier son rapport au temps" à Lyon qui se déroulera du 30 Juillet au 16 Septembre. Toutes les infos ici.



A bientôt!

Anne