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mercredi 13 mars 2013

Extrait du blog de Christophe Allain

Je suis depuis quelques temps cet homme à l'histoire surprenante et qui m'aide à éclairer de nombreux points. En particulier, j'ai récemment écouté son interview sur la radio ici&maintenant (6h - disponible sur le site plusconscient.net) qui a littéralement levé plusieurs croyances et peurs que je pouvais avoir! Son discours m'a également confirmé l'importance d'harmoniser le travail en collectif à notre époque ainsi que la direction globale que nous impulsons avec Guillaume dans nos stages "passer à l'attraction, un état de présence au monde", soit la mise en conscience des intentions pour un service à l'humanité dans une jouissance totale de la vie.



Donner et recevoir

"Sortir de la fuite de son corps et de sa vie,
sortir de la fuite de la société que nous avons créée,
pour pouvoir évoluer et se reconstituer,
dans une manière de fonctionner plus évoluée.

Tout le problème de notre société et notre problème individuel peuvent se résumer facilement en problématique de donner/recevoir et de partage.

Deux comportements toxiques:
Vouloir tout donner sans recevoir.
Vouloir tout recevoir sans donner.
Les deux conduisent à l'exclusion et au vampirisme des autres.

En résumé l'humain est fait pour vivre en communauté. [...] Accepter le simple donner/recevoir et entrer en interaction avec les autres reste la seule solution non toxique. [...]

Confusion entre autonomie (capacité à entrer dans un groupe et en sortir sans se blesser ou blesser les autres, capacité à s'adapter à toutes les sociétés) et autocratie ou autarcie (volonté d'être indépendant et de se couper des autres). [...]

Déni des besoins du corps [...]. Trop de confort par rapport à ses besoins implique trop de mollesse, pas assez de rigidité. Trop de rigueur par rapport à ses besoins implique trop de rigidité, incapacité à s'adapter et à créer autre choses que de la survie basique [...]. [Voir aussi mon article sur l'inconfort programmé]

Déni de son pouvoir créateur et de ses projets dans la matière (quelle est la création qu'on veut faire ici dans la matière?) Quelle trace je veux / ne veux pas laisser dans la chaîne de mes ancêtres et de mes descendants.
Retrouver sa juste place par rapport à ses ancêtres, et assumer son propre rôle d’ancêtre.
Accepter d'être un simple maillon d'une chaîne, qui apporte sa création au collectif.

En résumé une fois pas mal de choses résolues, il semble que s'installe le fonctionnement suivant :
- Je donne ce que je suis (j'aime faire du pain, je fais du pain autant que j'ai envie).
- Je reçois ce dont j'ai besoin (ce qui arrive en terme de moyens (argent dans notre société) correspond à ce dont j'ai besoin).
Quand tout le monde est aligné la société fonctionne toute seule sans dirigeant et la synchronicité fait que tout s'imbrique parfaitement et répond aux besoins et envies de chacun. Cela nécessite de fonctionner ni dans la tête ni dans le ventre, mais dans le centre (interconnexion et coeur). Une évolution de quelques centaines d'années encore :)

Mais commencer par bosser sur soi pour mettre au clair nos besoins et envies de créations dans la matière.
('solution locale à un désordre global') plutôt que fonctionner en 'opposition' et 'en révolte' ce qui conduit à la stérilité et l'auto destruction." [Voir également l'article "des outils pour surfer sur la vie"]

Lire l'article complet sur: espritdelaforet.over-blog.com

 

mercredi 19 septembre 2012

Auto Stop, loi d'attraction et industrie de la viande

Depuis toute petite, j'entends parler de viols et d'agressions de jeunes filles à la télévision ou à la radio. En bons protecteurs, mes parents me demandaient de toujours rentrer accompagnée quand je sortais voir des amis à l'adolescence. C'était un bon prétexte pour obliger mon copain de l'époque à ne pas manquer une seule fois ce trajet... Quel monde bâti sur des peurs!!!

A la vingtaine environ, j'ai arrêté d'écouter la radio, la télévision m'intéressait de moins en moins, et pour cause, je pense que je ressentais déjà ce que je compris plus tard: ces tsunamis d'informations que nous recevons tous les jours nous mettent dans un état de peur, de culpabilité, d'insécurité... De nature joyeuse et optimiste, c'est tout naturellement que j'ai peu à peu arrêté cette lobotomisation des médias, sous le regard critique de la famille et des amis qui se sentaient socialement obligés d'être au courant de tout ce qui se passait dans le monde. Peu importe, je n'éprouvais plus aucun intérêt à cela: les informations principales me parvenaient par le biais des discussions et je gagnais ainsi du temps et un pouvoir d'action bien supérieur (à quoi cela sert de tout vouloir savoir si on ne peut agir?).

santé mentale et société malade

Plus de cinq ans plus tard, je passais un cap supplémentaire à travers cette dimension de peur dans laquelle notre société baigne constamment. C'est avec l'aide d'une amie que je découvrais les joies de l'auto stop :) (très bon article à ce propos: éloge de l'auto stop). Premier baptême: nous décidions d'aller visiter un lieu alternatif, Le Viel Audon. Situé dans un endroit totalement paumé, à 2h30 de route, c'était un test idéal pour moi. Nous sommes parties le matin pour arriver en moins de 3h à Balazuc, emplies d'une énergie de liberté et de joie pour les rencontres faites et la vitesse que nous avions mis pour y parvenir!

Auto stop et loi d'attraction

Peu de temps après cette première expérience, je décidais de franchir le pas de faire du stop toute seule. Les épaules lourdes de toutes les peurs projetées par mon entourage, j'avais au fond de moi la conviction que rien ne pouvait m'arriver. A l'époque, je ne m'intéressai que de loin à la loi d'attraction mais j'avais une confiance en la vie de plus en plus grande, et je sentais que les énergies de joie et de confiance que je dégageai, empêcheraient tout être mal attentionné de me toucher: il y aurait eu tout simplement incompatibilité d'énergie!

C'est à l'occasion d'un rassemblement de copains en Suisse que je partis, chargée d'un petit sac, sur la route, seule. Et là, je découvris que le stop était un formidable outil permettant d'expérimenter la loi d'attraction (tel que je l'analysai plus tard). Loin de tomber sur des fous à lier voire même des personnes ordinaires, je fus tout d'abord prise par une jeune femme, architecte d'intérieur à son compte (je suis ingénieur dans le bâtiment, entrepreneuse dans l'âme), qui me racontait comme elle était esclave de son travail (nécessité de toujours faire croître la boîte pour garder des clients en confiance), qu'elle cherchait une solution pour sortir de ce cercle vicieux. J'étais à l'époque, justement en train de réfléchir à quitter ma boîte pour en monter éventuellement une autre. Merci pour ce message que je n'oublierai jamais: même patron, tu restes esclave de la société dans le système actuel... Autre détail intéressant, cette femme me racontait qu'elle avait pu mettre ses enfants en école alternative. C'est la première fois que je rencontrai une personne qui pouvait me parler de son expérience là dessus (aujourd'hui, j'ai de plus en plus de contact avec de telles personnes, sûrement que je vais avoir quelque chose à faire dans ce domaine). En tous cas, elle était ravie de l'enseignement de ces écoles, mais regrettait qu'ils ne se poursuivent pas au delà de la primaire/lycée. Le retour en système classique a été un véritable choc pour ses enfants... Intéressant!

Cette femme me laissa à la frontière Genevoise, et je relevais à nouveau mon pouce pour trouver mon prochain interlocuteur de voyage. Cette fois ci, c'est un homme seul qui me prit, 45 ans environ, dans une belle voiture, très classe. Je découvris que cet homme était thérapeute magnétiseur: il permettait à ses patients de faire disparaître les somatisations d'anciennes habitudes qui apparaissent régulièrement dans le corps. C'est un peu comme vider les poubelles, pour partir et avancer sur des bases plus solides et épurées. Autre particularité du bonhomme, il était en train de créer un temple bouddhiste à proximité de Genève. Comment ne pas croire à la loi d'attraction après de telles rencontres?! Ce dernier était tellement nourrit par la joie, l'enthousiasme et l'espoir que je lui transmettais, qu'il a décidé de faire le détour jusqu'à Montreux plutôt que de me laisser à Lausanne comme prévu initialement (nos routes s'y séparaient). Quelle expérience! Alors que les voyages sont habituellement fatigants, voici que je découvrais une méthode énergisante: en effet, quel dopage!!!

La vie dans les années

Le conducteur de bétaillère


Pour terminer sur mes expériences de stop, j'avais envie de vous confier celle que j'ai vécu pas plus tard que cet été. Partis pour Nantes avec mon copain, nous étions bloqués sur une aire d'autoroute près de St Etienne. Un conducteur de bétaillère nous proposa de nous emmener jusqu'à Angers: nice shot! Cela représentait plus des 3/4 de notre route. L'inconvénient étant que les poids lourds se déplacent très lentement, mais peu importe, nous décidions de prendre ce temps avec lui (près de 8h de conversation).

C'était un des rares chauffeurs à son compte qui avait repris l'entreprise de son beau père. Son travail consistait à conduire des boeufs et des veaux à la frontière Italienne pour qu'ils se fassent injecter des hormones (procédé interdit en France). Il récupérait ensuite les bêtes pour les emmener à l'abattoir de St Etienne où, bien sûr, le poids du boeuf avait largement fait augmenter sa valeur marchande... Forcément la viande se vend au kilo, les prix toujours tirés vers le bas...

C'était un homme de cœur qui aime les bêtes. Il était écœuré par son métier mais par loyauté à son beau père, il continuait (lui seul avait la capacité de faire vivre l'entreprise familiale). Il faut dire aussi que ce travail lui assurait une sécurité financière confortable: 40 000€ le convoi. Chaque bœuf aux hormones ayant une valeur d'environ 10 000€, sachant qu'il peut en transporter environ une centaine par trajet (plus que 60 une fois engraissé si mes souvenirs sont bons). Il nous racontait que l’abattoir de St Etienne avait ses congélateurs pleins car la marchandise n'arrivait pas à s'écouler si bien que ça... Il nous a également dit que la viande ainsi traitée portait le label "viande Française"...

Autre partie intéressante de l'histoire. Cet homme habitait dans une ferme où sa femme vivait de l'élevage de la viande également. Il nous racontait Oh surprise, que lui même envoyait ses propres bœufs en Italie. Mais pourquoi lui demandais-je? Sa réalité est que seul, il ne peut pas écouler sa marchandise. Dans sa production, une centaine de bœufs arrivaient à terme en même temps à peu près deux fois par an. Il pourrait aller lui même les amener à l’abattoir mais il faudrait alors qu'il trouve des bouchers pouvant écouler des tonnes et des tonnes de viande en quelques jours... Seules les grandes firmes agroalimentaires en partenariat avec des centaines de paysans peuvent faire cela. Or ces firmes, pour se faire de la marge, les envoient tous en Italie... la boucle est bouclée!

Quel bonheur d'être végétarienne! Selon lui, plus de 95% de la viande vendue en France suit ce procédé... ça laisse songeur n'est-ce pas?


lundi 23 avril 2012

Eloge de l'inconfort programmé

"J'ai envie de me mettre au bord de la falaise et de sauter en faisant confiance à la vie pour là où elle me portera!". C'est la phrase que je répète de plus en plus à mon entourage tant cela me démange de goûter à la surprise, à la beauté et à la satisfaction de voir ma vie évoluer par l'inconfort programmé dans lequel je plonge mon quotidien! J'ai pris goût à la prise de risque depuis que j'ai participé à l'organisation d'un événement où nous avions décidé de ne pas appeler de sponsors et de faire confiance à la vie pour ce qui viendra. Tout est venu. Depuis j'ai quitté mon emploi pour apprendre de ce que me réserve la vie. De manière plus douce, mais également instructive, j'ai adopté une alimentation végétarienne voire crudivore et je remet de plus en plus en question les différents domaines de ma vie... Toutes ces mises en abyme me permettent de vivre si intensément que demain si je devais mourir, je sais que j'aurais pleinement profité de mon temps sur Terre!

Jacques Pezeu-Massabuau - Éloge de l'inconfort

Ce livre m'a permis de mettre des mots sur les mécanismes qui se jouaient en moi et en nous tous. Voici en résumé ce qu'il nous enseigne:

La vie est tellement imprévisible que viser le bien être par le confort n'est qu'une douce utopie! Comment profiter et rebondir sur les surprises de la vie en traînant un immobilisme de pensée et de comportement?! Le confort intellectuel (je ne parlerai que de celui là ici), prend sa source dans le passé où le "moi" retrouve un terrain connu. Ce bien être illusoire est accompagné du sentiment d'appartenance à une société qui, la plupart du temps, a construit les normes de ce confort. Nous tombons dans un conditionnement social où les habitudes et mécanismes automatiques nous permettent d'oublier cet inconfort moral de n'être plus soi :
"Je me construit ainsi un pseudo moi décrété libre, préservant un semblant de confort existentiel tout en demeurant soumis au jeu des nécessités, normes, divergences sociales qui m'ont définies en tant que moi et sans lesquelles je ne serai pas."
Ce conformisme est nécessaire à la sécurité affective de l'être qui se retrouve seul dans cette société à l'individualisme triomphant. Là où les sociétés premières faisaient face collectivement aux événements de la vie, l'individu se retrouve aujourd'hui seul et sans armes. Pour faire face, nous nous enlisons dans le lit douillet de nos avantages, privés d'interdépendance pour le soutien et la confiance réciproque, réduits à nous plaindre et à revendiquer.
"Ces trompeuses satisfactions cachent un inconfort généralement dénié mais dont chaque minute d'introspection révèlent la profondeur et le caractère inévitable"
Pour exercer nos véritables choix individuels, nous avons la possibilité de perturber notre quotidien, créant ainsi de l'inconfort, ultime espace du libre arbitre. L'homme est en recherche d'euphorie permanente, moteur de l'action dans l'acceptation d'un certain inconfort, moteur de la destruction dans un hédonisme automatique et par là même irréfléchi. Seule la connaissance du confort et de l'inconfort permet de choisir, d'exercer son libre arbitre...
"On sait que les codes - du beau et du laid, du misérable et du luxueux, du bon goût et du mauvais, de l'utile et du superflu et tout simplement du bien et du mal - sont nés et subsistent moins d'un consentement universel que par et pour des catégories sociales détentrices de l'autorité, de l'argent et du goût. Chez soi comme à l'école, on a appris à y voir un certitude légitime car fondée sur le silence, la coutume et la loi et non sur la vérité, intime et profonde de nos instincts et du corps [...]. Il est temps de faire retour sur ces leviers de la pensée dont chaque civilisation pèse sur nos réflexions et nos actes."

De l'inconfort à l'inconfort programmé...

Dans un univers où l'usage des commodités nous borne dans notre quête d'autonomie, nous oublions de remettre en question les standards qui font notre vie. Nous tombons alors dans une uniformisation de la pensée, un moutonnage politique qui va secrètement à l'encontre de nombreux idéaux. Par peur de l'inconfort, nous pavons notre vie, envers et contre tout, d'une voie intellectuellement satisfaisante mais génératrice d'une souffrance silencieuse. Nous ne faisons plus confiance en la vie, à sa beauté surprenante et enivrante, loin de tout repères...
"Le véritable bonheur d'exister naît du mouvement perpétuel vers une image à conquérir: non un ici et tout de suite, mais un départ sans cesse recommencé"
Cherchant à sortir des carcans de la société, l'auteur se lève tôt pour un footing et une douche froide. Il imagine ainsi avoir choisi cet espace de libre arbitre. Mais, si son choix se fait en réaction à la notion de confort donné par la société, et que l'inconfort perdure, il n'en est pas moins dépendant. En effet faire une chose ou son inverse dépend à chaque fois de la chose originelle. Où est le libre arbitre là dedans? Par contre, si sans savoir, la douche froide devient pour lui un élément de confort, alors cet inconfort temporaire lui aura permis de découvrir une autre vérité pour lui même. C'est là une toute nouvelle source de confort et de connaissance de soi: l'inconfort aura alors joué son rôle!

L'idéal est d'explorer ses zones d'inconfort en les programmant sur une courte période afin de mieux réaliser en quoi nous nous enfermons quotidiennement. Par exemple, il est possible pour chacun d'observer 21 jours de végétarisme ou de crudivorisme pour mieux se rendre compte de ses effets sur le corps, ce que cela produit en nous ou contre nous pour ensuite avoir un réel choix en face de soi: en connaissance de cause! Pour ma part, j'y ai découvert une légèreté du corps et de l'esprit ainsi que de nouvelles saveurs grâce à des recettes qu'on n'irait jamais chercher en tant qu'omnivore... Sans parler bien sûr de la déculpabilisation envers le traitement animal: j'ai donc choisi de devenir végétarienne! De même j'ai découvert par mes périodes de crudivorisme que je pouvais vivre en ne dormant que quelques heures par nuit: une vrai libération!


...pour libérer sa créativité

Ces premiers exemples personnels montrent les bénéfices individuels que chaque individu pourrait trouver à l'inconfort. Voici maintenant la puissance collective que revêt ce dynamisme, une puissance que les peuples premiers, et nous même à l'époque des Gaulois et des Celtes connaissions parfaitement! Les initiations avaient autrefois ce rôle de toucher les limites de la société et de nous permettre d'en sortir de manière sécurisée et acceptée. Par l'inconfort programmé en conscience, chaque être humain retrouvait son libre arbitre, un véritable choix de vie et une vision élargie! Chaque initiation faite en conscience permet à l'individu de reprendre contact avec sa nature intérieure, libérant ainsi sa créativité qu'il pourra alors offrir au monde...
"Ne vaut il pas mieux commettre une erreur créative qu'une œuvre de bon goût stagnante?" Philippe Starck (célèbre designer)
Mais pourtant la société tourne, et nos artistes s'occupent de nous fournir la créativité hors norme dont nous avons besoin pour nous titiller de temps à autre! En êtes vous si sûrs? Que se passerait-il dans nos métiers si nous nous mettions tous à devenir créatifs? Ingénieusement créatifs? Quel serait le comportement des gens dans la rue, une fois qu'ils auront touché leurs véritables besoins? Car "nous avons tous besoin d'ivresse!". C'est ce que constate Pierre Yves Albrecht en sortant de jeunes "drogués" des affres d'une vie qui ne les comprenait pas. Par la réintroduction des "initiations" que nos sociétés ont perdues, cet homme réussit le prodige renouvelé de faire reprendre contact avec la vie, ces êtres en manque d'intensité...Un exemple parmi d'autres de ce dont nos sociétés auraient l'air si nous acceptions un peu plus de nous plonger dans l'inconfort d'une vie intense...

Et vous qu'avez-vous avez mis en place dans votre vie pour la vivre plus intensément?

lundi 16 avril 2012

Les cartes de la vie

Depuis toute jeune, je jouis d'un environnement favorable dans une famille de classe moyenne, entourée de parents impliqués et relativement justes dans leur éducation. J'ai réalisé à quel point tout dans ma vie concourrait à mon bonheur. Même lorsque je ratais les concours pour lesquels j'avais passé une année supplémentaire de ma vie à trimer en classe préparatoire, je me rendais compte à quel point l'école dans laquelle j'avais atterrit était celle où je devais être: la vie savait mieux que moi finalement! Quelle chance de pouvoir avoir tout ce qui me comblait matériellement et de voir que le destin m'emmenait là où le bonheur m'attendait! Mais, à côté de ça, quelle culpabilité quand je voyais les autres aller de galère en galère...

J'étais complètement coincée dans la cisaille annoncée par Thomas d'Ansembourg: sois heureux car tu as de la chance d'être là mais n'oublie pas que la vie est difficile (vois les autres)! Ma vie illustrait totalement les conséquences de cette cisaille: je ne me permettais pas d'occuper pleinement ma place par peur peut être d'occuper celle des autres. J'ai pris un tournant certain le jour où j'ai arrêté de culpabiliser ma chance.


Culpabilisation induite

Il y a eu plusieurs étapes à la suite de ce changement. D'abord il m'a fallu réaliser que je n'avais aucune culpabilisation à avoir: à quoi bon? Cela n'apporterai rien à ceux qui n'ont pas ma chance! Un ami m'a même suggéré que si j'avais de la chance, c'était peut être parce que je la créait. C'est vrai que j'avais toujours eu un caractère enthousiaste et joyeux qui, selon la loi d'attraction, attire à soi les énergies similaires... Cela permet d'ailleurs assez logiquement de ne VOIR que le meilleur! Je voulais bien croire à cette explication car cela me permettais de répondre à mon besoin derrière ma culpabilité: comment permettre aux autres d'accéder aux même états que moi?

Cela dit, ce n'est pas si simple que ça... Partager avec d'autres les recettes qui font votre bonheur est tout un art! Lorsque vous contez votre expérience intérieure qui vous a mené ça et là, d'aucun se sentent coupable de ne pas y arriver et hop, on créé l'effet inverse: découragement, jalousie...



L'incompréhension... ou pourquoi le développement personnel rend d'abord les gens malheureux

C'est ce qui m'est arrivé encore une fois lorsque toute enthousiaste que j'ai l'habitude d'être, je partage avec sincérité ma joie d'avoir réussi à faire un pas supplémentaire dans ma vie: accepter de me laisser soutenir financièrement par mon copain. Mon égo avait quelque chose de fort en lui qui se voulait indépendant et auto-suffisant. Quelle liberté de savoir que je peux également compter sur d'autres personnes pour vivre! J'ai appris plus tard que cela rejoignais totalement les enseignements amérindiens: offrir à l'homme la fierté de pouvoir protéger le féminin dans son ensemble (à commencer par moi) en acceptant ma propre vulnérabilité et en lâchant prise sur ma capacité à m'en sortir seule (ce sur quoi je n'ai absolument aucun doute).

C'est avec toute la bienveillance de mon entourage que j'ai pu recevoir en réponse à cela "j'espère que tu mesures ta chance car certains n'ont pas vraiment le choix ils sont seuls et nécessairement  indépendants et essayent d'être auto-suffisants". ARGH. Quelle déception, quelle tristesse d'être si mal comprise, si peu encouragée dans cette démarche difficile... A se demander si ça ne leur ferait pas plus plaisir que je trime comme une folle pour être sûr d'être dans du connu...

Je pense qu'au fond cela voulait dire "nous avons besoin d'être rassurés car ton expérience nous renvoi à des moments difficiles où il nous a fallu nous débrouiller seuls. Nous souhaitons t'éviter de tomber de haut." Voyez la différence? Est-ce que le passé nous égare tant qu'on ne peut s'exprimer clairement sur ce qui nous anime: la joie et le soutient plutôt que la peur et les leçons? Il est vrai que faire un tel choix de vie nécessite d'être dans une attention permanente à l'autre et de ses sentiments par rapport à la situation. C'est ce que j'apprends à faire avec la communication bienveillante (CNV)...et ça fonctionne!


Vivre dans le présent pour être intensément dans la Vie

A l'heure actuelle, je suis incapable de réaliser autre chose que d'écrire et extérioriser tout ce qu'il y a en moi. La société dans laquelle nous vivons n'a pas encore jugé utile de mettre en place un revenu de vie pour tous les citoyens, et permettre ainsi à la créativité de chacun de s'exprimer... J'ai donc décidé de profiter de mon abondance et de ne pas nier les cartes que la vie m'offrait. Ce fut un long travail sur moi pour accepter de me laisser financer ce bout de vie.

Oui cela représente des risques, mais "être heureux ce n'est décidément pas nécessairement confortable!". Tous les enseignements auxquels je me ressource sont des rappels à vivre l'instant présent, à être au contact de ses émotions et à répondre à son besoin de partage pour avancer et faire avancer les personnes qui nous entourent. Car c'est en assumant totalement sa chance que l'on peut en faire profiter les autres! L'important n'est pas d'être l'être parfait sur ce chemin, mais de vivre intensément ce que cette voie nous apprend, car elle est riche, tout comme la vie!

Je veux occuper pleinement ma place pour vivre intensément ma vie et pourquoi pas inspirer ceux qui cherchent à sortir des carcans de cette société limitante...

jeudi 5 avril 2012

Pour une décroissance abondante

Mon rêve, en écrivant cet article, est de permettre à chacun de voir ce qui se trame au fond de lui même et à quel point l'abondance est proche de nous, compatible avec notre planète et favorable à l'enivrement de nos vies. Je rêve que nous retrouvions la joie de vivre dans un tourbillon de créativités individuelles et collectives ; que nos actes ne soient plus la justification de notre mal être face à la situation planétaire, mais bien naissant de notre besoin de partage et d'empathie envers tous les êtres humains. Je rêve que la Vie redevienne digne de confiance et qu'à chacune de nos décisions, nous nous allégions du poids d'un égo possessif et torturé...

Sentiment de manque

Pourquoi ne vivons nous pas la prospérité?
Le système économique dans lequel nous vivons est basé sur la rareté car c'est ce qui donne de la valeur aux choses. Ce culte de la rareté nous pousse à fonctionner par peur du manque, entraînant une capitalisation (parfois maladive) de tout ce dont nous pourrions un jour avoir besoin, à commencer bien sûr par l'argent...

On donne par bonne conscience, par conformisme à l'adage disant qu'il faut "donner pour recevoir", mais que valent ces dons? Nous ne croyons pas en l'abondance et pourtant elle ne dépend que de nous! Un objet rare et unique circulant au gré du besoin des gens est bel et bien synonyme d'abondance. Même dans un monde limité, la confiance en la vie (qui nous apporte ce dont nous avons besoin à chaque instant) ainsi que l'apprentissage du don réel et de la joie de recevoir (jusqu'à aller demander!) sont les clefs de l'abondance. La plus grande difficulté est bien souvent celle de recevoir, car recevoir un cadeau pour noël, c'est facile, mais comment recevoir un don réel, celui qui fait don de soi?! C'est pour ma part ma plus grande limite, à commencer par les free hugs...


Sobriété heureuse et abondance frugale

Si personne n'est capable de recevoir, comment pourrait se propager le don? Comment apprendre à recevoir avec joie si nous visons la sobriété?
Tout d'abord, voyons pourquoi sobriété et frugalité peuvent être mises en juxtaposition avec les notions de bonheur et d'abondance. Ces deux expressions appartient au lexique des décroissants qui considèrent que notre économie n'est pas compatible avec les limites environnementales de notre planète. Ils souhaitent attirer l'attention sur l’existence d'un chemin compatible avec le respect de notre planète et la joie d'y vivre! Bien que le message soit juste, les expressions utilisées recèlent un danger et pourraient bien nourrir le système en place... Notre esprit fonctionne ainsi que nous nous imprégnons des expressions tandis que le message qu'elles véhiculent s'efface... d'où l'importance de leur choix!



Oser voir ses souffrances...

La majorité des décroissants suivant la démarche de simplicité volontaire auront le plaisir de se déclarer heureux. Mais, sommes nous réellement capable de distinguer le véritable bonheur? Thomas d'Ansembourg, auteur du livre "cessez d'être gentils soyez vrais", nous met en garde contre ce devoir que nous avons d'être heureux: "puisque l'on peux toujours trouver plus malheureux que soit sur cette planète", "comment oserions nous être malheureux avec ce que nous avons, alors que tant de gens n'ont rien". Devant cette culpabilité généralisée, peu d'entre nous réussissent à observer les souffrances que les bouddhistes nous invitent justement à démêler pour atteindre le bonheur. Je partirai donc du constat que nous nous croyons heureux, mais que nous ne le sommes pas car le chemin est long pour y accéder et une majorité d'entre nous ne l'on pas même entamé.

... pour occuper pleinement sa place

Mais alors, pour toutes ces personnes au bonheur éphémère qui recherchent l'abondance lointaine, que reste-t-il? La sobriété et la frugalité... Thomas d'Ansembourg formule une deuxième injonction nous rappelant que depuis tout petit on nous rabâche qu'on est "pas là pour rigoler" et qu'il faut "travailler dur pour mériter ce qu'on a", créant ainsi "un mouvement de cisailles ou de mâchoire [en rapport avec la première injonction] qui casse ou broie l'élan de vie en instaurant dans le cœur de beaucoup d'entre nous non pas la confiance en soi et en la vie, mais le doute, voire la peur d'exister, d'être vivant, d'être soi, d'occuper pleinement sa place". Les mots sobriété et frugalité, ne sont-ils pas limitant pour nos esprits? Sommes nous capable d'occuper PLEINEMENT notre place en toute sobriété? Comment appeler à soi les ressources nécessaires à une vaste créativité si nous nous contentons du strict minimum? Ne sommes nous pas en train de nous mentir lorsque nous attachons nos efforts à faire preuve de sobriété, de simplicité, de frugalité et déclarons être heureux? Je ne retrouve pas la Vie... ces mots me coupent de toute joie, alors comment faire?


Voir au delà des désirs... le besoin

La communication non violente, CNV pour les intimes, est une méthode inventée par Marshall B. Rosenberg qui permet, avec de la pratique, de comprendre ce qui anime réellement nos actions et de répondre avec justesse à nos besoins profonds. Nos réactions aux situations de la vie courante sont d'importants révélateurs de nos besoins intérieurs et nous pouvons apprendre à les voir afin de reconnaître l'essentiel du superflu dans nos vies. Le superflu, par exemple, apparaît principalement avec les désirs et les envies de tous les jours. L'assouvissement de ces désirs aboutit à une satisfaction de bien courte durée, comme lors d'achats compulsifs. On notera d'ailleurs l'alimentation de cette caractéristique humaine par le système publicitaire qui l'exploite comme une vache à lait... [Petite pub les déboulonneurs et leurs actions anti pub justement ;) ]

Pratiquer la CNV, permet de comprendre ce que nos désirs cachent comme besoin inassouvis. Les besoins inassouvis créent la souffrance tandis qu'ils créent un sentiment de bien être lorsqu'ils sont assouvis. Le premier apprentissage est d'arriver à ne plus confondre nos désir avec nos besoins:
- un besoin est universels à tous les humains (bien être, survie, interdépendance...)
- un besoin est indépendant de toute personne, objet ou action
- enfin un besoin a pour caractéristique d'avoir toujours une multitude de façon d'être assouvis.
Lorsque ce besoin est mis à jour, il démultiplie l'énergie de nos actions car plus aucun frein ne persiste en nous. C'est ainsi que nous pouvons choisir en conscience les actions qui nous paraissent essentielles et cela sans le moindre doute. Selon l'individu concerné et le contexte de la situation, un voyage en avion peut par exemple se révéler essentiel dans la vie de la personne, répondant à un besoin profond pour laquelle aucune autre solution satisfaisante n'est possible.

Note pour ceux qui souhaitent aller un peu plus loin: Je vous invite à lire les excellents livres de Marshall Rosenberg et Thomas d'Ansembourg dont "Etre heureux, ce n'est pas nécessairement confortable" depuis lequel les citations précédentes ont été prises


De l'importance d'assouvir TOUS ses besoins

La satisfaction des besoins est quelque chose d'essentiel, à ne pas opprimer. Les besoins inassouvis génèrent une forme de violence au quotidien que l'on ne voit pas ou que l'on juge inhérent à la vie de tout être humain... Ce qui est dénoncé par de nombreuses spiritualités comme le bouddhisme par exemple: chacun a les ressource pour stopper ses souffrances. Une attention de tous les instants est nécessaire pour apprendre à démasquer nos réactions : réponses automatiques, colères, fuites... Ces réactions qui nous pourrissent la vie et celle des autres, sont pour moi la véritable pollution de cette planète...

Prenons le cas d'un militant écolo extrémiste (je connais bien ce cas pour l'avoir vécu de l'intérieur!). Cet individu est capable de nombreux sacrifices, poussé par son besoin de sens et d'authenticité mais dans l'oubli parfois de son besoin de préservation de temps et d'énergie. Cette lutte permanente en lui à travers ses actions, sans conscience de la violence qu'il se fait à lui même, peut se révéler dévastatrice dans sa communication avec les autres. C'est en effet dans ces cas là que vous entendez le discours écologiste directement culpabilisant qui ne vous donne qu'une envie, c'est de foncer dans votre voiture!

C'est ainsi que l'étau "sobriété heureuse" ou encore "abondance frugale" peuvent engendrer un effet non désiré: celui d'une frustration inconsciente génératrice de violence au quotidien et peu convaincante dans son rapport aux autres... Le message véhiculé à l'origine est juste, mais n'ayons pas peur des mots: soyons en abondance!

Alors, en route vers l'abondance ?


mardi 27 mars 2012

Luc Montagnier, découvreur du VIH consacre soudainement sa vie à l'eau

Rêve d'une humanité prenant conscience de ses capacités naturelles


Conformément aux prédictions du professeur Luc Montagnier (prix nobel de médecine 2008), une dizaine d'années seulement après son expatriation "volontaire" à Shangaï, son équipe découvre une solution simple et efficace pour permettre aux personnes séropositives de vivre sans subir les menaces du sida. Le premier pas constitue une avancée technique remarquable: de l'eau. Une simple eau "programmée" pour donner une nouvelle mémoire aux cellules atteintes par le virus, une mémoire ne donnant plus aucune accroche aux multiples maladies caractéristiques de cet immunovirus. L'absorption quotidienne de cette eau permet aux patients de devenir des porteurs sains. En parallèle, l'hygiène des participants a été suivie: modification des comportements alimentaires, du sommeil et de la vie en société. Sur les conseils du professeurs, les patients devenus végétariens et ayant donné un nouveau sens à leurs rêves par un "ralentissement" de leur vie, ont été invités à cesser le traitement. Trois ans plus tard, leur suivi montre l'action positive de ces évolutions individuelles. La porte vers une médecine du futur? Une médecine rejoignant celle des chamans qui, grâce aux sons de leur voix, reprogramment l'eau des cellules du corps?

Sortie du rêve et retour sur le parcours de Luc Montagnier


1972-2000: Luc Montagnier dirige l'institut pasteur en France.

1983: Le professeur et son équipe mettent en évidence une combinaison de caractéristiques qui corroborent toutes la thèse d'un rétrovirus dans le champs des connaissances scientifiques. Dans cette interview réalisée en 1997, le professeur explique qu'il pourrait s'agir d'un autre virus possédant les même caractéristiques, mais que d'après les photos qu'ils ont prises, avec un "atlas" et "l'habitude", ils peuvent déterminer ce dont il s'agit. Il est donc absolument convaincu de la présence d'un virus, faute de connaissance supplémentaire.

2007: Luc Montagnier rend hommage aux travaux de Jacques Benveniste concernant "la mémoire de l'eau". Jacques Benveniste est notre Pr Emoto Français. Le professeur Emoto est connu pour son livre sur les cristaux de l'eau et son expérience des deux bocaux de riz que chacun peut reproduire chez lui. Cette approche de la mémoire de l'eau constitue une nouvelle piste pour les recherches sur le sida: voir la conférence très scientifique sur la deuxième vidéo du dernier lien.


2008: Luc Montagnier est nommé co-lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine avec Françoise Barré-Sinoussi, pour leur découverte en 1983 du VIH, le virus responsable du SIDA.

2009: le professeur donne deux interviews médiatisées sur le net où celui ci affirme l'importance primordiale du terrain, de l'environnement (hygiène, culture...) et du rôle des antioxidants (que l'on trouve dans les fruits et légumes frais par exemple). Ces deux vidéos sont visionables ici et ici. Même exposé au virus, selon le professeur Montagnier, nous sommes tous capables de nous en débarrasser en améliorant notre hygiène de vie!

2010: le professeur prend la direction d'un nouvel institut de recherche en Chine à l'université Jiaotong de Shanghai, où il poursuit ses recherches sur la formation dans l'eau de nanostructures induites par l'ADN.

L'eau, un sujet d'actualité avec la sortie du film Water

Le film Water qui sort à la fin du mois montre l'importance d'un tel sujet à notre époque. Notre déconnexion de la nature nous a fait perdre le contact avec toute réalité. Après la joie exprimée par l'eau dans ce vaste parc d'attraction que constitue le parcours d'une molécule descendant de la montagne, nous l'enfermons dans des tuyaux PVC à angle droit comme pour lui indiquer l'arrivée dans notre société morne et programmée où la Vie est restreinte à la zone "loisir", le soir ou pendant les rares vacances que nous pouvons, peut être, nous offrir... Comment se sent l'eau dans votre corps? Êtes vous ce torrent pétillant qui descend de la montagne à la découverte de tous les obstacles sur lesquels rebondir? Ou bien êtes vous cette flaque à côté de la rivière dont parle Jiddu Krishnamurti, ce tuyau plastique qui file droit sans écouter le message qui circule en lui?